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Jeudi 28 juillet 2005
Voici pour commencer quelques infos sur Bangalore, ville où nous serons pour les 18 mois à venir :
 
Comme vous pouvez le remarquer sur la carte, la ville est située au sud de l’Inde, à égale distance des 2 cotes et assez proche de Bombay-Goa à l’Ouest et Chennai-Pondichéry à l’Est. Située sur un plateau à 1000 m d’altitude, cette localisation privilégiée permet un climat très vivable pour les européens que nous sommes. De 25°C en hiver à 40°C en Avril Mai, on ne porte un pull que « de temps en temps le matin en hiver», d’après un indien rencontré en France.
 

 
Bangalore est la 5ème métropole du pays, et 7 millions d’habitants y vivent. Bien que très peuplée et polluée, les espaces verts sont nombreux et les avenues principales plutôt larges (héritage anglais ?). La ville est connue pour ses entreprises occidentales qui s’y implantent massivement, pour y faire travailler des indiens bien formés et « pas chers ».
 
Bangalore fait donc figure d’exception en tant que ville « assez moderne dans certains quartiers », dans une région d’Inde du Sud globalement assez pauvre.
Par Louis
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Vendredi 5 août 2005

Après un arrêt un peu prolongé à l'aéroport de Bombay nous sommes finalement arrivés à Bangalore. Jayaram nous attendait à l'aéroport pour nous emmener à l'hotel, ce qui nous a déjà permis d'avoir un premier aperçu. Nous avons notamment découvert la conduite indienne très particulière. Celle-ci consiste à klaxonner tout le temps: à un feu rouge, à un stop, lorsqu'on dépasse... Les marseillais sont vraiment des rigolos à côté de ça!

L'hôtel est très classieux, le gérant fait tout pour que l'on soit au mieux. C'est presque génant parfois...

Le quartier près de l'aéroport où l'on se trouve est très contrasté. Des bâtiments modernes alternent  avec des maisons très modestes et parfois même des campements. Des chiens errent dans les rues, des vaches se promènent comme des reines et des rickshaws (sorte de taxi-mobilette à 3 roues)passent à tout allure. Mais bon tout va bien!

Par Caro
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Jeudi 11 août 2005

Voilà donc une semaine que nous sommes à Bangalore, et pas mal de choses se sont déjà passées. L'Inde nous a réservé un sacré lot de surprises, et chaque jour nous apporte un peu d'aventure.

                                                       Un rickshaw

En résumé, nous avons trouvé un appart' dans lequel nous emménagerons normalement le 1er Septembre: tout neuf, 2 chambres, bien placé dans un quartier animé, mais à l'écart, on voulait éviter les "ghettos d'expatriés" asseptisés et qui nous auraient probablement fait rater l'occasion d'une réelle expérience indienne. En tout cas, ce "chez-nous" sera parfait pour recevoir famille ou amis! On reste prudent quand même, l'Inde reste l'Inde, les horaires et rendez-vous sont parfois très aléatoires. Pour le moment, on loge chez Aurélien, pote français arrivé il y a 6 mois et qui nous guide pour toutes les démarches d'installation. Une aide précieuse qui rend notre arrivée à Bangalore beaucoup plus facile que notre début de séjour à Melbourne!

Quelque chose d'assez nouveau est notre "statut" d'occidentaux au sein de la société indienne. C'est parfois utile pour se faire respecter (le blanc a de l'argent et est une cible facile quand il ne connait pas le prix d'une course en rickshaw par exemple), mais c'est plutot pénible de se sentir dévisagé en permanence dans la rue. Il parait qu'on s'habitue. En tout cas, on négocie tous les jours!

Se déplacer dans la ville est probablement le point le plus délicat. Les rickshaws remplacent ici les taxis des grandes villes: sorte de mobylette à 3 roues, le rickshaw jaune et noir pétarade, fume et sent mauvais, mais transporte efficacement ses passagers d'un bout à l'autre de la ville. Klaxons et fumées de pots d'échappement garantis pendant le trajet. On étudie en ce moment d'autres possibilités, notamment l'achat éventuel d'une voiture et l'embauche d'un chauffeur (si si, c'est très courant ici!). On marche aussi pas mal, entre les motos, les vaches, les gens, les matériaux de construction, et les nids de poule remplis d'eau de mousson. Il faut rester concentré!

Le coiffeur est ici très appliqué et particulièrement bon marché.

Les photos, c'est pour bientôt.

 
Par Louis
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Dimanche 21 août 2005
Quand on parle du développement de l’Inde, deux « freins » potentiels viennent rapidement à l’esprit : la lenteur de l’administration et la piètre qualité des infrastructures des villes, à savoir les transports, la fourniture en eau potable et électricité, et le traitement des eaux usées.
Tout cela ne prend pas en compte la pauvreté omniprésente à la fois dans les villes et les campagnes.
 
Prenons par exemple le cas d’un petit européen fraîchement arrivé à Bangalore. Il a l’obligation de s’enregistrer auprès du commissaire de Police pour obtenir son permis de résident, et ce dans les 14 jours suivant son arrivée. Ce même permis lui permettra par la suite d’ouvrir un compte en banque, pratique pour payer ses factures de téléphone.
Récupérer sa caisse de bagage est aussi important, car cela lui permettrait de changer le pantalon qu’il porte depuis 2 semaines. En effet, il n’avait pas prévu que l’entreprise de déménagement ne parviendrait pas à le joindre sur son lieu de travail (il paraîtrait que parfois le téléphone ne fonctionne pas, et ce plusieurs jours de suite…).
Dans les 2 cas, notre jeune européen devra s’armer de patience car il devra se déplacer sur de nombreux lieux dans la ville, y retourner 3 fois parfois, ainsi que rencontrer plusieurs fonctionnaires et officiers, consciencieux, inquisiteurs et pas pressés du tout.
En résumé, toute personne ou organisation qui souhaite s’installer en Inde devra subir de nombreux contretemps administratifs. Il est donc très utile de se faire aider de locaux implantés localement depuis longtemps, et connaissant toutes les ficelles à tirer pour accélérer un peu les choses.
 
Un magazine indien consacrait la semaine dernière un dossier entier sur les infrastructures de plusieurs villes indiennes : New Delhi, Mumbai, Hyderabad, Bangalore et Chennai. Le constat est simple : aucune de ces villes ne parvient à satisfaire complètement la demande en eau potable et puissance électrique. Une grande partie des eaux usées ne sont pas traitées et les déplacements en ville sont longs et pénibles à cause de la pollution et des klaxons…
 
Les villes indiennes devront probablement trouver des solutions à ces deux problèmes majeurs, sous peine de voir certaines entreprises déchanter et partir, privant les locaux de nombreux emplois. Le phénomène se produit d’ailleurs déjà à Bangalore.
 
 
 
P.S : au moment de finir cet article, tout vient de s’éteindre, coupure de courant : Illustration parfaite !
 
 
Par Louis
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